Ils sont descendus dans les rues de Bukavu le jeudi 24 Octobre 2024. Les conseillers communaux ont exprimé deux préoccupations majeures pour lesquelles ils réclament les réponses appropriées, notamment leur prise en charge ainsi que l’organisation des élections des bourgmestres et de leurs adjoints.
Selon eux, cela favoriserait plus d’impacts dans la gestion de leurs entités territoriales décentralisées.
Cette marche pacifique et de protestation du collectif des élus locaux a rassemblé une foule nombreuse déterminée à revendiquer ses droits, dont certains acteurs de la société civile.
Ces élus dénoncent le dysfonctionnement à tous égards dans le processus électoral, mettant en péril leur légitimité, et le non paiement de leurs salaires depuis maintenant 10 mois.
Dans un souci de transparence et d’équité, ils réclament des réformes afin d’assurer des élections justes et démocratiques dans le meilleur délai.
Face à la précarité dans laquelle sont confrontées les communes, voire toute la ville de Bukavu, les conseillers communaux demandent une prise en charge adéquate par le gouvernement central.
Dans leur mémorandum, les manifestants affirment que la gestion des communes est rendue difficile en raison du manque de financements et de moyens mis à leur disposition.
Vu l’ampleur de défis, ils exigent des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail des élus locaux afin de répondre aux besoins de la population de manière plus efficace.
En réaction, le gouverneur intérimaire, Jean-Jacques Elakano, qui a réceptionné leur mémorandum a promis l’implication du gouvernement provincial pour répondre, tant soit peu, aux réclamations des conseillers communaux.
Signalons qu’une rencontre est annoncée dès la semaine prochaine avec les conseillers communaux pour tabler sur cette problématique, a-t-on appris.
Rédaction
