Sous la convocation du bureau urbain de la société civile du Sud-Kivu, des organisations membres de cette structure citoyenne ont été en sit-in au gouvernorat de province le lundi 6 Janvier 2025.
L’objectif principal de cette manifestation est de soutenir les efforts du gouverneur de province Jean-Jacques Purusi Sadiki dans la lutte contre le trafic illégal des minerais du Sud-Kivu. De plus, les manifestants denoncent l’implication des autorités de Kinshasa dans ce système qui, selon eux, appauvrit la province.
C’est ce qui a été dit par la présidente de la coordination de la société civile, Me Nene Bintu, lors de cette manifestation de colère qui a débuté aux environs de 12h sous un soleil accablant.
A en croire ces acteurs, à chaque fois que les exploitants illégaux de nationalité chinoise sont appréhendés avec des minerais et des grosses sommes d’argent, la famille présidentielle s’implique pour, soit libérer les détenus ou les transférer à Kinshasa, avec leurs matières extraites en violation du code minier.

» C’est inacceptable de voir que Kinshasa prenne tous les minerais extraits au Sud-Kivu. Il n’y a pas de routes, d’hôpitaux, d’écoles, et ceci malgré l’exploitation à grande échelle de nos minerais. Nous avons été alertés qu’il y a un jet privé qui est venu récupérer les minerais, argent et les sujets chinois arrêtés, et qu’il y aurait l’implication de la famille présidentielle « , fait remarquer Me Nene Bintu.
Signalons que jusqu’à présent, la societé civile qui se dit déçue par cette magouile de certaines autorités de Kinshasa cherche à comprendre les mobiles de cette exploitation illicite des ressources minières.
Patrick MAKIRO
