Actuellement, la région des Grands-Lacs est confrontée à de multiples crises. Cependant, la plus grande préoccupation concerne la République Démocratique du Congo qui subit une agression injuste imposée par un système néo-colonialiste.
Dans ce contexte de crise sécuritaire, le Prince N’Iganda Kamole K’Iganda, président du Mouvement pour la Renaissance Culturelle de l’Afrique et représentant des Bashinjahavu-Bashaho, a dénoncé cette situation au cours d’un entretien avec Radio Star. Il appelle à réfléchir aux voies et moyens pouvant ramener la paix dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, dans la région des Grands Lacs et en Afrique subsaharienne.
Le Prince N’Iganda attire l’attention sur le fait que cela fait plusieurs décennies que la RDC se tourne vers la communauté internationale pour trouver une solution durable, mais sans succès.
« Pour que le sang des victimes innocentes cesse de couler, tout recours, y compris à la communauté internationale, reste nécessaire pour mettre fin à la tragédie que subit la population. Mais, les faits sont là : malgré les multiples recours à la communauté internationale, le drame continue. En parallèle à ces recours internationaux, je prône le recours aux mécanismes endogènes de prévention et de résolution des conflits en Afrique. Cela signifie qu’il est nécessaire de chercher des solutions aux problèmes auxquels les Africains sont confrontés non seulement en se tournant vers la communauté internationale, mais aussi en établissant un regard entre Africains pour trouver un remède. D’autant plus que ce sont les Africains qui souffrent le plus de cette situation qui, sur le long terme, n’est avantageuse pour personne dans la région des Grands-Lacs. Le risque serait de léguer aux générations futures une région marquée par des rancœurs et des conflits armés », propose-t-il.
Il précise également que la recherche de l’unité des nations africaines pour la paix en Afrique ne doit pas être perçue comme un danger, mais plutôt comme une opportunité offerte à tous les défenseurs de l’humanisme. Cette opportunite consiste à voir une région ayant subi l’esclavage, la colonisation et le néo-colonialisme sortir enfin de longues périodes de divisions internes et de souffrances, afin de retrouver dignité, unité et paix pour ses habitants.
Étant panafricaniste, le Prince N’Iganda indique que le panafricanisme commence d’abord par le patriotisme au sein de sa propre nation. Il appelle donc tous les Congolais à se réunir et à mettre tout en œuvre pour défendre et préserver la paix et l’unité sur l’ensemble du territoire national.
Il invite tous les citoyens congolais, en particulier, et africains, en général, à suivre l’exemple des leaders indépendantistes et panafricanistes, tels que Kwame Nkrumah (Ghana), Patrice Lumumba (RDC), Sékou Touré (Guinée Conakry) et Thomas Sankara (Burkina Faso).
Notez que le Prince N’Iganda Kamole appelle tout le monde à œuvrer pour l’unité, la paix et le développement de la République Démocratique du Congo en particulier, et du continent africain en général.
Rodrigue ZAGABE
