Depuis les attaques répétées des positions des FARDC par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda dans le territoire de Kalehe en province du Sud-Kivu, des mouvements de populations s’observent dans d’autres territoires de la province et dans la ville de Bukavu.
D’après un constat fait par Radio Star, les commerçants du grand marché de Kadutu ont été obligés, certains, de fermer temporairement leurs magasins, tandis que d’autres ont ramené leurs produits chez eux de peur de se faire piller, dans la mesure où les rebelles faisaient incursion en ville.
Certains se réfèrent à la situation de Goma, où des pillages systématiques des biens des commerçants ont été observés.
Du point de vue de la circulation, les mouvements sont limités, surtout pendant la nuit. Les habitants préfèrent regagner leurs maisons, craignant le pire, en plus d’un remarquable manque de fluidité des véhicules sur les routes principales et les voiries urbaines.
Cette dégradation de la situation a également eu un impact sur la hausse du prix du transport entre Bukavu et Uvira, qui, jadis, coûtait 25 000 francs et se négocie maintenant à 40 000 francs et plus.
Dans la sphère politique, les multiples sensibilisations appelant les jeunes à se faire enrôler dans l’armée se poursuivent. Beaucoup de jeunes sont motivés à défendre l’intégrité de notre territoire, aujourd’hui envahi par les ennemis de la paix.
D’autres mesures de renforcement de la sécurité ont été mises en place par les gouverneurs de province. Parmi elles figure l’interdiction de la navigation des bateaux sur le lac Kivu, une façon de lutter contre l’infiltration en cascade.
Pendant ce temps, les universités et instituts supérieurs de la ville, de leur côté, ont suspendu toutes les activités académiques en raison de la situation qui mine la province, en particulirr, et l’Est de la RDC, en général.
Certaines ONG de la province ont aussi demandé à leur personnel de quitter le pays et de fermer leurs bureaux jusqu’à nouvel ordre. La même situation prévaut pour les écoles secondaires, où les parents sont appelés à garder leurs enfants à la maison en cette période de crise.
Malgré la situation, l’espoir de vie est là, et les habitants ne relâchent pas leurs efforts.
Signalons que la population, confiante, croit en l’armée congolaise et espère que la politique fera son travail pour une sortie apaisée de cette guerre d’agression.
Rodrigue Zagabe
