Tous les regards des Congolais sont tournés vers Dar-es-Salaam en Tanzanie, où s’ouvre ce vendredi un sommet conjoint de l’EAC et de la SADC sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République du Congo.
Les attentes sont énormes, et beaucoup espèrent que ce sommet débouchera sur une solution favorable pour tous.
Parmi les attentes, Prince Amani, acteur de la société civile contacté par Radio Star à l’ouverture de ce sommet, cite : le retrait sans conditions des troupes rwandaises sur le sol congolais, un cessez-le-feu immédiat, la réouverture de l’aéroport de Goma pour faciliter l’aide humanitaire aux victimes et la remise de l’administration aux autorités officielles.
» Cette rencontre est cruciale pour stabiliser notre pays. Elle est importante dans ce sens, et nous espérons, cette fois-ci, que nous pourrons bien nous parler avec notre voisin qui nous agresse. Nous voulons savoir ce qu’il veut et s’il faut nécessairement passer par la guerre pour l’obtenir. Nous pensons que ce dialogue peut aboutir à des résultats positifs, mais cela dépendra de la politique de deux côtés, et surtout du Rwanda, qui devra s’engager sérieusement dans des solutions pacifiques « , explique cet acteur de la societé civile.
Dans ce sommet, il convient de dire qu’il sera question des points de vue et du positionnement de chacun.
En effet, l’EAC met en avant la nécessité d’un dialogue entre le M23 et Kinshasa, une décision que le chef de l’État congolais ne compte pas prendre. Il se dit prêt à négocier avec Paul Kagame, avec qui, espérons-le, il pourra enfin parler un même langage après plusieurs années de chasse à l’homme.
Pour ce premier jour, ce sont les ministres des affaires étrangères de la paix qui ont croisé à nouveau le fer.
Notons que le président du Kenya et de l’EAC, William Ruto, a confirmé la participation de ses homologues à ce sommet qui s’est ouvert ce vendredi.
Rodrigue Zagabe
